La Strasbourgeoise

Petit papa voici la mi-Carême,
Car te voilà déguisé en soldat.
Petit papa, dis moi si c'est pour rire,
Ou pour faire peur aux tous petits enfants. )bis

Non mon enfant, je pars pour la Patrie,
C'est un devoir où tous les papas s'en vont.
Embrasse moi petite fille chérie,
Je rentrerais bien vite à la maison. )bis

Dis moi maman, quelle est cette médaille,
Et cette lettre qu'apporte le facteur ?
Dis moi maman, tu pleures et tu défailles,
Ils ont tué petit père adoré. )bis

Oui mon enfant, ils ont tué ton père,
Pleurons enssemble, car nous les haïssons.
Quelle guerre atroce qui fait pleurer les mères,
Et tue les pères des petits anges blonds. )bis

La neige tombe aux portes de la ville,
Là est assise une enfant de Strasbourg.
Elle reste là malgré le froid, la bise,
Elle reste là malgré le froid du jour. )bis

Un homme passe, à la fillette donne,
Elle reconnaît l'uniforme allemand.
Elle refuse l'aumône qu'on lui donne,
A l'ennemi elle dit bien fièrement : )bis

Gardez votre or, je garde ma puissance,
Soldat prussien, passez votre chemin.
Moi je ne suis qu'une enfant de la France,
A l'ennemi je ne tends pas la main. )bis

Tout en priant sous cette cathédrale,
Ma mère est morte sous ce porche écroulé.
Frappée à mort par l'une de vos balles,
Frappée à mort par l'un de vos boulets. )bis

Mon père est mort sur vos champs de batailles,
Je n'ai pas vu l'ombre de son cercueil.
Frappé à mort par l'une de vos balles,
C'est la raison de ma robe de deuil. )bis

Vous avez eu l'Alsace et la Lorraine,
Vous avez eu des millions d'étrangers.
Vous avez eu Germanie et Bohème,
Mais mon p'tit coeur vous ne l'aurez jamais,
Mais mon p'tit coeur il restera français.

# Posted on Monday, 25 May 2009 at 5:07 PM

L'ancien

I

Les hommes sont là groupés près de lui
La la la la, la la
Le sang s'est répandu sur son treillis
La la la la, la la
C'était un ancien, un grand alsacien
Il s'était battu, tant qu'il avait pu
Mais il est mort
Il ne nous reste que son corps ) bis
La la la la, la la
La la la la, la la

II

On l'a mis bien au chaud dans son pépin
La la la la, la la
Y avait de l'eau dans les yeux des copains
La la la la, la la
Pourquoi ce gars là est-il mort pourquoi
A t'il cet air là, serein et narquois
On ne sait pas
Mais c'est sûr qu'on s'en souviendra ) bis
La la la la, la la
La la la la, la la

III

Maintenant qu'il est à six pieds sous terre
La la la la, la la
Ayant reçu les honneurs de la guerre
La la la la, la la
On l'entendra plus dire « j'en ai plein le cul »
Sans lui on est triste, on traîne sur la piste
Ce vétéran
Qui vit encore parmi nos rangs ) bis
La la la la, la la
La la la la, la la
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# Posted on Monday, 25 May 2009 at 5:40 PM

Parenthèse hommages

En hommage aux soldats fraais envoyer en Afghanistan

# Posted on Monday, 25 May 2009 at 5:53 PM

La mort

I

La mort chevauche à travers le pays
Frappant sans choix les héros, les bannis
Fuyez ennemis, sinon vous mourrez
Nous autres face à elle n'avons de regrets

Refrain :

Falalala, falalala
La mort qui rôde sur nos chemins

II

Tremblent devant toi les lâches et les impurs
Car bientôt ils deviendront ta pature
Nous les chargerons sans te craindre, ô Mort
Car tu es notre amie et nous vaincrons encore

Falalala, falalala
La mort qui rôde sur nos chemins

III

La mort fauchant, rasant et dévastant
Décime nos rangs, frappant les survivants
Mais le soir venu, nous la chanterons
Sans rancune, car c'est un vieux compagnon

Falalala, falalala
La mort qui rôde sur nos chemins

IV

Un jour enfin tu viendras nous saisir
A tes côtés nous serons fiers de partir
Les dieux des combats nous accueilleront
Alors festoierons et ripaillerons
En ton honneur
O mort qui rôdait sur nos chemins

# Posted on Tuesday, 26 May 2009 at 5:52 PM

Le chant du départ

I

La victoire en chantant
Nous ouvre la barrière
La liberté guide nos pas
Et du Nord au midi
La trompette guerrière
A sonné l'heure des combats.
Tremblez ennemis de la France,
Rois ivres de sang et d'orgueil.
Le peuple souverain s'avance :
Tyrans descendez au cercueil.

Refrain

La république nous appelle,
Sachons vaincre ou sachons périr;
Un Français doit vivre pour elle,
Pour elle un Fraais doit mourir.
Un Français doit vivre pour elle,
Pour elle un Français doit mourir.

II

De nos yeux maternels
Ne craignez pas les larmes;
Loin de nous les lâches douleurs !
Nous devons triompher
Quand vous prenez les armes,
Nous vous avons donné la vie
Guerriers, elle n'est plus à vous;
Tous nos jours sont à la patrie,
Elle est votre mère avant nous

III

Que le fer paternel arme la main des braves;
Songez à nous au champs de Mars;
Consacrez dans le sang des Rois et des esclaves
Le fer béni par nos vieillards,
Et, rapportant sous la chaumière
Des blessures et des vertus,
Venez fermer notre paupière
Quand les tyrans ne seront plus.

IV

De Barra, de Viala le sort nous fait envie:
Ils sont morts mais ils ont vaincu.
Le lâche accablé d'ans n'a pas connu la vie;
Qui meurt pour le peuple a vécu.
Vous êtes vaillants, nous le sommes;
Guidez-nous contre les tyrans;
Les républicains sont des hommes,
Les esclaves sont des enfants

V

Partez, vaillants époux ! Les combats sont vos fêtes
Partez, modèles des guerriers !
Nous cueillerons des fleurs pour en ceindre vos têtes,
Nos mains tresserons vos lauriers
Et, si le temple de Mémoire
S'ouvrait à nos nes vainqueurs,
Nos voix chanteront votre gloire,
Nos flancs porteront vos vengeurs.

VI

Et nous, soeurs des héros; nous, qui de l'hyménée
Ignorons les aimables noeuds,
Si, pour s'unir un jour à notre destinée,
Les citoyens forment des voeux,
Qu'ils reviennent dans nos murailles
Beaux de gloire et de liberté,
Et que leur sang ans les batailles
ait coulé pour l'égalité.

VII

Sur le fer, devant Dieu, nous jurons à nos pères,
A nos épouses, à nos soeurs,
A nos représentants, à nos fils à nos mères
D'anéantir les oppresseurs.
En tous lieux, dans la nuit profonde
Plongeant l'infâme royauté,
Les Français donneront au monde
Et la paix et la liberté

# Posted on Tuesday, 26 May 2009 at 6:07 PM